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Bouteflika malade , sellal reconduit : Un saut dans l’inconnu

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Bouteflika malade , sellal reconduit : Un saut dans l’inconnu

Message  Admin le Sam 1 Nov - 20:55



Bouteflika malade , sellal reconduit : Un saut dans l’inconnu

El Watan, 29 avril 2014

Lettre aux citoyennes et citoyens algériens Abdelaziz Bouteflika a officiellement entamé son quatrième mandat en tant que président de la République, lors d’une cérémonie dont le faste et les artifices n’ont pu dissimuler l’extrême faiblesse physique de l’homme et réfréner les craintes quant à l’avenir immédiat du pays.

Coup d’épée dans l’eau. Par la magie d’un faste républicain qui fait de lui un éternel président, Abdelaziz Bouteflika se découvre une âme de réformateur et promet des merveilles à une opposition qui ne demande, en fait, que l’instauration d’un système démocratique. Pour afficher ses intentions, le chef de l’Etat inaugure son mandat sur un air de déjà vu. Passés le cérémonial et les paillettes protocolaires, Abdelaziz Bouteflika reprend ses habitudes.

Apeine revenu de chez les martyrs du cimetière El Alia, où il a déposé une gerbe de fleurs à leur mémoire, le vieux chef de l’Etat abat sa première carte : il rappelle Abdelmalek Sellal au poste de Premier ministre et le charge de composer un cabinet ministériel.
Le prochain gouvernement sera donc la copie conforme de celui qui vient de terminer la mission de porter au firmament un homme qui ne veut visiblement quitter le pouvoir qu’en disant adieu à la vie.

Le saut dans l’inconnu tant craint se concrétise, tant les sonnettes d’alarme tirées par des pans majoritaires de l’opposition et les multiples appels pressants au changement émanant de la société ne semblent pas retenir l’attention des gouvernants. Au geste fortement symbolique de reconduire les mêmes hommes aux mêmes postes, Abdelaziz Bouteflika oppose un discours qui va dans un autre sens. Dans un message écrit et remis aux journalistes avant même le début de la cérémonie de prestation de serment, le chef de l’Etat promet monts et merveilles. Il préconise une «révision consensuelle» de la Constitution et prévoit d’accorder plus de place à l’opposition et, cerise sur le gâteau, un «renforcement» des droits de l’homme dans le pays.

Autant dire que Bouteflika promet de faire en cinq ans ce qu’il n’a pu ou voulu faire en quinze ans de règne. «De l’impossible», réagit le politologue Ahmed Adhimi, contacté hier. L’universitaire s’interroge sur la capacité et la volonté du chef de l’Etat de réaliser toutes ses promesses dans les cinq ans à venir. «Pourquoi ne l’a-t-il pas fait en 15 ans?» interroge Adhimi qui croit trouver une réponse. Pour lui, cela n’est qu’une manœuvre «qui vise à amadouer l’opposition», surtout que «les hommes qui entourent le Président ne sont en rien des démocrates !»
«Manœuvres contre l’opposition»

L’avis de Adhimi est largement partagé par l’opposition. Pour Lakhdar Benkhellaf, membre du Parti de la justice et du développement, «il ne faut pas se faire d’illusions». «Ces promesses ne visent, ni plus ni moins, qu’à absorber les demandes de l’opposition», a-t-il commenté.
Sofiane Sekhri, porte-parole de Jil Jadid (nouvelle génération), abonde dans le même sens. Pour lui, le pouvoir tente «une manœuvre en vue de casser les partis de l’opposition qui réclament de vrais changements !» Le jeune cadre politique ne croit pas non plus aux promesses d’un «homme malade qui n’a rien fait en quinze ans et promet des merveilles maintenant qu’il est affaibli».

Toujours aussi virulent, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie, Mohcine Belabbas demande «plus que jamais» l’application de l’article 88 de la Constitution. «Nous avons assisté à une séance de torture imposée à un homme vieux et malade. Je prends toutes les institutions de complicité dans cette séance de torture et demande, plus que jamais, l’application de l’article 88 de la Constitution. Car, je ne suis même pas sûr que le chef de l’Etat était conscient de ce qu’il disait et faisait lors de cette séance» de prestation de serment, indique le président du RCD, contacté par téléphone. L’opposition s’en tient à sa volonté de construire une alternative forte face à un régime qui impose au pays un nouveau mandat plein d’incertitudes malgré ses belles promesses.
Ali Boukhlef

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